Je veux voir plus loin que Descartes. Je n’ai ancun doute d’exister , cela d’ailleurs m’importe peu de le savoir, car c’est si peu de chose que d’exister au sens de Descartes. Si on admet notre propre existence sur la foi de notre cogito, on est bien obligé d’admettre la réalité du reste du monde sensible qui, lui, ne pense même pas.
C’est à une autre existence que j’aspire, la seule, la vraie : exister en tant qu’être autonome, indépendant de tout, déconnecté, débranché du réseau monde. Un pur esprit capable de pensée pure sans même le support matériel qu’est le cerveau.
On me dira que là, je commence à délirer. Mais point du tout. Car tel que je me sais exister maintenant, je ne suis qu’un organisme qui pense ou croit penser, mais organisme. Or seule l’idée, la pensée pure est Etre, entité.
Seule peut prétendre à l’existence la pensée pure.
Mais que peut bien penser une telle pensée ? Que peut-elle bien penser quand elle n’a aucune préoccupation, aucun travail qui l’attend, aucun souci, aucun prob. De math à résoudre…. ? Mystère !!!
C’est pour cela que j’ai écrit : « il me semble certain que mon esprit serait incapable de produire la moindre idée. » Je puis l’affirmer car les seules idées dont je le sais capable sont liées au vécu, inspirées par mes titubations et mes tribulations sur l’écorce terrestre. Peut-on appeler véritablement cela penser ?
D’ailleurs un Pensée ne pense pas. Elle n’a rien à penser,ne doit pas penser puisqu’elle est pensée elle-même. Penser, c’est tendre vers, s’efforcer d’atteindre….Une pensée se contente d’être, d’être pensée tout simplement.
« Un arrêt cardiaque est suivi d’hallucinations avant que le cerveau ne s’arrête totalement .» Soit ! Mais que se passe-t-il après l’arrêt du cerveau ? On ne le saura jamais…ou on le saura après si on est autre chose qu’un simple organisme, une simple machine fonctionnelle par l’interactivité de ses parties et ses composants.
D’après l’expérience quasiment mystique d’Iza, nous ne serions pas autonomes, êtres à part entière, indépendants, mais partie d’un tout et que la fin ne sera ni déprimante, ni triste.
Sur cette note enthousiaste d’iza, suivons le conseil de Roc et trinquons !
